Yes, we can!
Posté par Akuma | Enregistré sous Divers, J'apprends
Probablement une journée historique pour les Etats Unis d’Amérique mais également pour le monde. Barack Obama est le premier président américain noir.
Preuve en est que les USA sont une grande nation et une grande démocratie.
Après les années Bush, plus synonymes d’ostracisme et de bellicisme, l’élection du leader démocrate incarne véritablement le rêve américain. Un souffle d’espoir s’est levé sur ce pays mais également sur le reste du monde.
Mais qu’en attendre véritablement?
Sur le plan géopolitique nous pouvons effectivement nous attendre à un véritable changement, ne serait-ce que par le retrait programmé des troupes américaines du sol irakien (qui permettra d’injecter de l’argent dans l’économie) mais également par une politique plus appuyée sur le libre échange, le développement durable, sur l’écologie (changement climatique et technologie verte) et la dépendance énergétique.
Cependant, la crise financière va probablement entrainer une politique plus protectionniste du nouveau gouvernement américain. Je ne suis donc pas sûr que cela ravisse tout le monde. A priori, le sénat comme le congrès seront à majorité démocrate, soient l’exécutif et le législatif. Largement de quoi insuffler les changements tant attendus par les américains.
Mais alors qu’en attendre au niveau des devises?
A priori, le dollar devrait continuer à se renforcer à long terme. Je ne vois pas comment il pourrait continuer à s’affaiblir comme l’annonce certains cassandres. Plus d’indépendance énergétique signifie donc un développement accéléré des énergies vertes (ou nucléaire) et donc un détachement peu à peu amorcé vis à vis du pétrole.
Cependant, c’est la puissance industrielle qui guide la puissance monétaire et non l’inverse. Ce qu’ont oublié de trop nombreux pays…
Bref, un virage technologique et donc industriel sera sans doute salvateur pour le dollar.
Mais est-ce aussi simple? Bien sûr que non.
Qu’en est-il des politiques étrangères et notamment chinoise? Le yuan sans cesse sous évalué par rapport au dollar (de l’ordre de 63% selon certains) favorise l’exportation mais qu’en est-il des importations dont est très dépendante la Chine (matières premières et biens d’équipement)?
Le yuan devra sans doute être réévalué à la hausse par rapport au dollar pour un bien meilleur équilibre monétaire. Quel impact sur le dollar? Et quand cela aura t-il lieu? Je l’ignore…
Enfin, j’ai lu un article extrêmement intéressant, écrit par Brent Donnelly sur le Stocks & Commodities d’octobre 2008, concernant l’impact d’un nouveau président sur le dollar.
Comme une image vaut mille mots, voici une illustration extrêmement parlante empruntée à cet article:
Tags: élections américaines, Barack Obama, dollar, politique industrielle, politique monétaire, yuan
Trading et éthique
Posté par Akuma | Enregistré sous Divers, J'apprends
Il est évident que la crise financière a accentué la volatilité et les trades initiés ces derniers mois ont tout simplement été extraordinaires. Des signaux tous les jours et quasiment que des cas d’école. Les daytraders vivent un très grand moment, contrairement à 99% de la population mondiale….
Dès lors nous pouvons nous interroger sur la moralité de nos actes. Profitons-nous du malheur des autres? Sommes-nous d’insatiables vautours qui nous nourrissons du marasme économique? Représentons-nous le summum de l’opportunisme?
Certes, de mon point de vue, le capitalisme est, actuellement, le meilleur système économique et social. Ce sont les abus qui découlent de la cupidité de certains et de l’aveuglement (délibéré?) des autres qui entrainent les déconvenues actuelles.
Les avantages du capitalisme:
- La base du capitalisme est de faire du profit à partir de biens et de services, il permet donc l’accès à un immense choix de produits.
- La concurrence facilite la réduction des prix.
- Le développement des sciences et des techniques est favorisé car il accroit le profit.
- Accroissement de la prospérité des peuples.
Les inconvénients:
- Augmentation des inégalités.
- Gaspillage des ressources.
- Déséquilibre entre capital et travail.
De mon point de vue, nous parlons ici d’un système, le jugement moral se porte donc sur l’usage qui en est fait. Or, il y a clairement trop d’abus de la part des banques, hedge funds, et autres fonds de pension et les évènements actuels me conforte dans l’idée d’une nécessaire politique interventionniste.
Mais alors, qu’en est-il du trader indépendant? Suis-je un immonde cafard?
Là, évidemment, selon votre idéologie politique, je risque fort de me sentir vexé. Ou pas.
L’argent n’a pas d’odeur. Et comme je l’ai dit précédemment, seul l’usage qui en est fait porte à conséquence.
Je ne suis qu’un petit poisson, je n’influe pas sur la direction que prennent les cours. Je surfe la vague et c’est tout. A la rigueur, j’influe sur la volatilité mais de façon infinitésimale.
Conclusion:
Je ne suis donc pas un avare et cupide charognard. Je redistribue mes richesses, je paie mes impôts, je participe au bien de la nation et je fais bénéficier à mon entourage des bienfaits de mon savoir et de mes biens. Et inversemment.
Je suis comme tout le monde et fier d’être un spéculateur.
Tags: éthique, capitalisme, définition, trading
La notion de tendance
Posté par Akuma | Enregistré sous J'apprends
Je l’ai déjà martelé dans les précédents articles mais la tendance est haussière et ce, depuis le début du mois. Travailler la baisse dans ce contexte me paraît d’autant plus stupide.
Vous êtes-vous déjà posé la question de pourquoi on nous bassine à longueur de temps sur la nécessité de suivre la tendance? Un système que j’avais écrit a montré qu’il était possible de travailler également en contrarien (= contre tendance). J’ai pu constater qu’il fonctionnait extrêmement bien lors des périodes de trading range (les supports et les résistances sont mieux marqués (= retournements plus fréquents) et moins bien lors des périodes de tendance (les retracements étant plus petits et les faux signaux plus présents).
Lorsqu’une tendance est très (trop) marquée (le nombre de retracements diminue et ils deviennent encore plus petits), les faux signaux s’additionnent, dépassent le nombre de bons signaux et les pertes s’accumulent. Une expérience pas particulièrement plaisante.
En réalité, les contrariens anticipent les retournements de tendance. Personnellement, j’ai essentiellement utilisé des indicateurs de volatilité et des oscillateurs et je l’ai fait en intraday. Avec le recul, je pense qu’il s’agit d’une erreur. Un contrarien basera ses interventions essentiellement dans une optique moyen long terme (plusieurs semaines à plusieurs mois) et sur différents types d’analyses (fondamentaux, indicateurs de sentiments, indices composites) Voir le site du contrarien.
Pour beaucoup de personnes, la tentation d’anticiper les retournements est très forte. Et sans préparation suffisante ( = un gros travail de réflexion), la plupart se plantent royalement. Je me souviens, il n’y a pas si longtemps, de la fameuse résistance infranchissable sur l’eurodollar à 1.3000 à shorter et ce, dans un contexte haussier. La même chose se répète à présent pour les 1.5000… Un éternel recommencement.
Il s’agit là d’un biais psychologique. En donnant un sens au marché, entendez par là, un pouvoir de réflexion, on se rassure et on justifie plus aisément ses prises de décisions. Ce n’est pas la bonne méthode.
Le marché n’est en fait que de l’offre et de la demande. On y distingue des mouvements de hausse et de baisse, que l’on appelle “tendances” et dont seules l’amplitude et le sens sont exploitables.
La taille de l’amplitude sera t-elle de 30 pips ou de 200 pips? Personne ne le sait. Par contre, je peux déterminer la direction du marché d’un seul coup d’oeil sur les périodes de temps que j’ai sélectionnées. Sélections déterminées à partir de la facilité de détection visuelle des tendances, ce qui reste peut-être très personnel (vous avez dit discrétionnaire?).

Par exemple, je peux dire qu’en daily c’est haussier, ainsi que sur du 4h et sur du 30 minutes. Je ne vais donc travailler que la hausse. Je ne fais que du suivisme.
Comme il ne m’est pas possible de déterminer l’amplitude de la tendance en cours, je vais créer des outils basés sur les amplitudes moyennes depuis x mois et qui me permettront de définir approximativement les entrées idéales. Pour cela j’emploie des oscillateurs aux reculs optimisés dont les états de survente et de surachat signalent les zones à travailler.
J’ai donc des outils pour la détection de tendance (multiples timeframes, indicateurs de retournement etc…) et pour l’optimisation des entrées (Ho et Mizu, les points pivots etc…). Par contre, pour déterminer mes sorties, je devrais normalement me baser sur les mêmes principes, or il n’en est rien.
Pour quelle raison?
Ce qui fait la force de ce système est en même temps sa faiblesse. Par exemple, dans un marché haussier, je n’initie une entrée que si mes indicateurs sont en survente. Mais lorsqu’ils sont en surachat, les signaux n’indiquent qu’une seule chose: la tendance en cours.
De ce fait, je suis obligé d’utiliser d’autres outils pour déterminer mes sorties. C’est là qu’intervient l’aspect plus discrétionnaire de mon approche. J’utilise en effet les chiffres ronds et les points pivots, pour la simple raison, qu’ils sont presque systématiquement touchés dans la journée.
Là où mon approche est la moins performante ce sont les journée de faible amplitude.
Pour toutes ces raisons, il me parait donc plus judicieux de suivre les tendances plutôt que de s’y opposer. Le marché a une dimension quasi aléatoire et il est impossible d’en prédire le sens.
Bon tout cet article mériterait d’être plus développé afin de bien faire saisir l’approche que l’on devrait avoir des marchés. Je reviendrais un de ces jours sur la notion d’amplitude.
@+
[edit du 29/02/2008 à 16h30]: j’ai rajouté quelques images pour appuyer le texte.
